SOS locomotives mystérieuses : mystère élucidé, merci messieurs les érudits.

Notre appel, sur « Trainconsultant » et sur « Linkedin » a été très entendu et brillamment suivi par des historiens du chemin de fer mondial, grands experts, que nous remercions : José Banaudo (auteur de nombreux livres ferroviaires), Boris Chomenko et Nicolas Vivant. Retrouvons ces 10 mystérieuses démystifiées grâce à eux et ajoutons leurs précieux commentaires:

Incroyable, mais il fallait y penser : les bérets ne sont pas seulement français de par le monde, mais sont surtout basques, et beaucoup de Basques sont espagnols : nous sommes en Espagne, sur la ligne de Bilbao à Tudela, peu après 1863, année de la livraison de cette locomotive-tender.220 Beyer-Peacock anglaise, donc. Le Metropolitan Railway de Londres utilisera aussi ce genre de locomotive.
C’est bien une Krupp-Zoelly protoype T 18.01 à turbines, allemande, de 1924, période fertile en essais, par la toute nouvelle Deutsche Reichsbahn, de locomotives à vapeur innovantes. Un autre prototype, très proche, T 18.02, a été construit en 1926 par Maffei.
Nous sommes sur le Dakar-St-Louis (DSL et pas OSL ni Oregon Short Lines !!!) avec cette cocomotive.141.N°254 datant de.1922.
Nous sommes bien en Autriche, mais avec une locomotive type 230, N°109 du Südbahn.
Celle-ci, et ce n’était pas évident, est une Pacific Japonaise de construction américaine ALCO pour la voie de 1067 mm, du réseau des Imperial Government Railways ou IGR (et pas LGR : l’auteur du site a besoin de changer de lunettes). Le mystère du « coffret » ou de la « soute » et de son tuyau débouchant sur la voie près du bissel arrière, placé devant la cabine, s’éclaircit : ce serait le distributeur de vapeur. L’autre coffret imposant sur le tablier est une pompe Worthington avec réchaufffeur.
Suédoise ? Certes, puisque c’est une 141 construite par Nohab en 1936, mais Iranienne, et cela était très difficile à trouver. Une iranienne, donc, circulant sur le fameux Transiranian Railway qui fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, l’objet d’un important enjeu militaire.
Sans doute la plus « moche », mais aussi la plus difficile à identifier. C’est une locomotive-tender système Fell, type 021, construire en 1878, et circulant en Nouvelle-Zélande, mais oui… et sur la fameuse ligne de Rimutaka.
Nous sommes en gare de Bolzano (Bozen) en Italie, mais la locomotive est une 040T autrichienne (série 178 des KkStB devenues série 92 aux ÖBB), cédée pour 12 d’entre elles aux FS italiens après la Première Guerre mondiale. Elles sont devenues les 893.001 à 893.012 aux FS, et ont circulé jusque dans les années 1950 sur la ligne (Bolzano) Merano – Malles-Venosta. Cette photo date des années 1930, à voir la tenue du cheminot italien : elle a été prise sous le régime de Mussolini.
Ni autrichienne ni hongroise, ni bulgare… mais tout simplement allemande. C’est une locomotive-tender type 040, Xb380 du réseau de Bade puis devenue à la DRG série 92-3. Construite en 1925.
Polonaise ? Que non… Malgré l’aigle à deux têtes, décidément très répandu en Europe jadis, elle est d’origine allemandeet elle a été construite chez Henschel, mais elle circule sur le réseau en voie de 1524 (1520) de la Lettonie, formant la série Ct-125. Au-dessus du numéro de la locomotive, on voit le lion et le griffon, symboles de la Lettonie.

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